Cybermanif

Site de l'association citoyenne Cybermanif

Nathalie Magne

Comment protéger les données sur les cybermanifestants ?

Il nous faudrait aussi un génie de l'informatique.
Voir le lien : http://www.kitetoa.com/Pages/Textes/Les_Dossiers/Admins/Admin8/2008...

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Réponses à cette Discussion

Bonjour Nathalie,
Merci pour ce texte très intéressant qui met les pieds dans le plat.
Faut-il chercher à se protéger, se cacher derrière des pseudos, des masques ?
On pourrait le penser tant le réflexe de protection de la vie privée semble naturel.
Sauf que là, précisément, chacun fait l'effort de payer de sa personne pour faire avancer une idée, quelle qu'elle soit.
Les pétitions n'ont de sens que si les participants s'identifient. Une liste de pseudos n'a aucune influence sur qui que ce soit.
L'acte consistant à s'inscrire dans une cybermanifestation est un acte citoyen que chacun doit pouvoir et vouloir assumer, c'est-à-dire, revendiquer.
Les revendications ne peuvent être anonymes
C'est le principe de la manifestation que d'amener chacun à se poser, à s'imposer, en donnant de la voix, une voix exprimée par un visage, par une personne, qui persiste et qui signe.
Dans le cyberespace, c'est pareil. Qu'avons-nous à craindre à proclamer nos aspirations citoyennes ?
Les cybermanifestations ne sont pas illégales.
La liberté d'opinion est encore garantie par la loi.
Si un problème apparaissait, ce serait une raison de plus de se battre à visage découvert.
La conquête de l'opinion publique est à ce prix : assumer notre parole.
L'action non violente (et la cybermanif est par essence non violente) nécessite ce minimum de courage.
C'est ce que je crois.
Mais je suis prêt à en discuter car certains points essentiels auront pu m'échapper.

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Voilà ce que je pourrais dire sur ce sujet
1) j'ai déjà, on va dire "malheureusement", eu accès à des données que je n'aurais jamais dû avoir sur des forums de type ancien, il y a plus d'une année, je suppose que les les hébergeurs de sites et forums récents ont pris en compte que les données persos des inscrits étaient potentiellement hackables ou piratables, en particulier IP ou ID
mes connaissances en informatique actuellement ne me permettent pas de pouvoir oeuvrer afin que les données sur un serveur soient sécures vis à vis d'investigations poussées, et je regrette dans ce sens de ne pouvoir être d'aucune aide à ce sujet

2) si lorsqu'on est signataire de pétitions et partie prenante de manifs on est à visage découvert et que l'on donne soit son adresse résidentielle, soit une adresse mail c'est normal en effet et dans ce sens je suis d'accord avec la réponse de Luc-Laurent
mais que des particuliers ou certaines instances habilitées ou non à recueillir les renseignements persos d'inscrits à des sites, des forums, y aient accès et puissent établir un fichage précis de ces données, ce n'est peut-être pas ce dont nous ou je pouvons avoir envie aujourd'hui et dans ce sens, je comprends la question posée par Nathalie

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Bonjour Lili et Luc-Laurent,

Comment protéger les données sur les cybermanifestants ?

Oui, la question est d'importance.

Je te rejoins Lili sur le fait qu'il y a une différence entre participer à une cybermanifestation et participer à une manifestation "normale"...
Ce qui était jusque-là pratiquement impossible: avoir le nom et les coordonnées de TOUS les manifestants de rue devient, avec l'informatique et ses facilités, un jeu d'enfant pour toute personne malintentionnée...

Comme toi, Lili, j'ai eu de mauvaises expériences à ce niveau-là...
En participant à un forum, malgré l'assurance de confidentialité, j'ai vu mon e-mail personnel et mon nom confiés à tout le monde par un participant un peu plus doué que les autres, un peu plus formé en informatique...

J'ai commencé, il y a quelques semaines...à protester à visage découvert...j'ai signé beaucoup de pétitions...j'ai communiqué mon avis...et puis, j'ai réfléchi (il n'est jamais trop tard).
Tant qu'on est en démocratie, dans un pays où les libertés sont respectées et défendues,tant qu'on est face à des gens relativement corrects et honnêtes, pas de problème.
Mais si le contexte se durcit: aïe, aïe, aïe...

Or, je fais partie des gens qui pensent que le contexte est déjà plus ou moins anti-démocratique.

Alors différencions COURAGE et INCONSCIENCE...
Résister demande un peu de ruse !

Zorro portait bien un masque: ça n'enlevait rien à son efficacité !

Imaginons, pendant la guerre de 39/45, un résistant "bien intentionné" qui "laisserait traîner" une liste exhaustive de ses amis...
Que penserait-on de lui ?
Pourrait-il se cacher derrière son inconscience ou sa naïveté ?

Je sais, je sais, mes comparaisons peuvent choquer, je vais un peu loin...mais c'est volontairement, pour faire réfléchir et pour "sortir de l'inconscience"...car l'inconscience, c'est aussi sous-estimer l'adversaire et ses intentions...

Les intentions étant affichées clairement: "réduire au maximum le nombre de fonctionnaires" , il ne faudra pas peut-être pas s'étonner d'être "gentiment "poussé vers la porte...

Alors, soyons vigilants, cherchons des moyens pour protester, non pas "masqués", ce serait exagéré, mais au moins "plus ou moins protégés"...
Cherchons de nouvelles façons de nous exprimer, des façons visibles de tous...Mettons l'imagination au pouvoir, puisque les grèves et les pétitions ne dérangent plus personne !

Dérangeons donc, un maximum même, mais ne donnons pas le bâton pour nous faire battre !

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Bonsoir Morel,
La question est d'importance, c'est sûr.
Elle mérite toute notre attention.
La vision que je défends, celle de la cybermanifestation, est basée sur cette évidence qui veut que si vous voulez avoir la moindre influence sur les affaires humaines d'une manière démocratique, vous devez le faire à visage découvert.
Prenons le sommet de l'action citoyenne et démocratique qu'ont été les campagnes d'action non violente orchestrées par Gandhi. C'était des gens qui payaient de leur personne en allant, à certains moments, de leur plein gré, prendre les coups portés par les agents de l'autorité britannique.
Ceux qui, actuellement, comme Alain Refalo s'engage dans une démarche de désobéissance civique sont aussi proche que possible de cet esprit. Je suis bien identifié, à visage découvert, je transgresse une loi injuste et j'assume les conséquences qui manifeste le caractère inique de l'autorité. C'est la base de l'action non violente. Et c'est certainement l'essence de l'action citoyenne efficace.
Quand nous faisons grève, c'est presque pareil, sauf que nous restons dans la légalité. Nous faisons simplement le sacrifice de notre salaire et nous nous identifions par défaut en ne remplissant pas les attestations de non grève. Donc de toute façon, nous sommes identifiés.
Alors, quand il s'agit simplement d'exprimer sa parole de citoyen (identifié et reconnu comme tel) pour soutenir des revendications légitimes, il me semble que la prise de risque et le coût personnel est vraiment réduit au minimum. C'est vraiment la moindre des choses qui puisse être faite.
En dessous de ça, il n'y a que les pétitions qui sont censées identifier des personnes mais qui ne le font plus que de manière partielle, autorisant parfois les pseudos, ce qui, à mon sens diminue grandement leur impact.
Entre 200.000 anonymes et 200.000 qui assument leurs convictions à visage découvert, il n'y a pas photo, l'impact sera largement plus fort pour les derniers.
Quand vous êtes dans une manif, en vrai, vous ne savez qui vous photographie, qui vous reconnaît, qui vous suit, qui va éventuellement vous aborder. Tout c'est fait partie de la vie.
Quand vous venez dans une cybermanif, vous donnez votre nom et votre photo. Dès gens peuvent vous reconnaître. So what ? Ils peuvent savoir dans quelle ville vous habitez. Et alors ? Avec votre nom, on peut retrouver vos coordonnées sur toute la France ou même le monde entier. Les annuaires sont fait pour ça.
Donc quel est le problème ?
J'écarte la possibilité qu'une évolution dictatoriale amène à un monde orwellien où ceux qui auraient manifestés seraient poursuivis. C'est fini ça. Aux Etats-Unis, la dictature est quasiment là, mais les gens se croient libres, parce qu'en particulier, les constestataires ne sont pas poursuivis (dès lors qu'ils restent dans la légalité, et les manifs, c'est légal. Par contre, s'ils franchissent la ligne jaune, ce sont des terroristes, c'est sûr !)
A mon sens, il ne peut y avoir qu'une seule source imaginable de trouble. Ce serait une faille de sécurité sur les e-mails. Des fâcheux pourraient alors contacter qui que ce soit. Voilà la seule chose dont il faille je crois s'inquiéter et vis-à-vis de quoi, il faudra se donner les moyens adéquats.
Le site Cybermanif devra être parfaitement sécurisé. Cela ne fait aucun doute. Mais son principe, encore une fois, consiste à permettre aux citoyens de venir à visage découvert dire à leur concitoyens, à l'opinion publique et in fine au gouvernement la manière dont ils pensent. La démocratie participative commence dans l'agora, la place publique où chacun dit ce qu'il pense. L'intérêt du cyberespace et du site cybermanif, c'est que personne ne pourra agresser personne, même verbalement. Donc, mon sentiment est que tout va bien.

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Merci Anne-Sophie pour ces constats très engagés.
La référence que tu fais aux sanctions souligne, je crois, idéalement l'intérêt de la cybermanif et l'absence de risque réel et de coût propre à cette action.
Il y a là une différence qu'il importe de souligner : la cybermanif est indiscutablement légale, contrairement à certaines formes d'actions, notamment de désobéissance, qui elles, franchissent la ligne jaune et exposent à des sanctions subies individuellement, de sorte que le degré de courage nécessaire pour les entreprendre est sans commune mesure avec celui requis pour une participation à une cybermanif, d'autant plus que celle-ci est un mouvement collectif qui "abrite" chacun(e), quand bien même il/elle se montre à visage découvert.
Bref, la part de sacrifice est minime. Elle vient de son exposition sociale et du fait d'assumer publiquement une position. Aucune risque de sanction (aucun baton pour nous battre), aucun risque de dérive, aucun risque de violence. Il me semble que nous aurons là presque le beurre et l'argent du beurre.
Ceci bien entendu vaut pour le futur site de cybermanifestation où les manifestants ne feront que s'inscrire et au mieux, pourront inventer leur slogan personnel (qui sera "modéré", c'est-à-dire, validé pour éviter toute formulation à caractère injurieux, diffamatoire ou autres).
Il n'y a pas ici de problématique d'engagement individuel. L'acte accompli est exactement le même pour tous. Il est simplement un peu plus courageux au tout début de la cybermanifestation, quand les participants sont peu nombreux et que l'on a pas de garantie de succès du mouvement.

Par contre, il en va tout autrement pour ce site, où la parole de chacun est libre, non encadrée et doit donc être assumée pleinement par chacun.
D'ailleurs, ceci m'amène à évoquer le fait que pour garantir le caractère civique, cordial, convivial et complètement légal du présent site, il importe que chacun veille; d'une part à son propre mode d'expression et, d'autre part, à signaler les transgressions éventuelles par d'autre des limites à la liberté d'expression, notamment celles relevant de l'injure, de la diffamation, du sexisme, du racisme et de toutes formes de discriminations illégales.
Merci de contribuer à la bonne tenue de ce site, qui comme un jardin public, est placé sous le regard bienveillant de chacun des participants !

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Bonjour à tous,

La question de la protection des données personnelles me semble, certes, importante et il faut effectivement rester vigilant et se protéger au mieux : Nous vivons en démocratie mais nous sentons comme un vent de répression qui pourrait bien, tôt ou tard, venir souffler sur nos positions et nous faire tomber comme des châteaux de cartes... Mais j'ose espérer que nous n'en arriverons pas là ! Et puis, il ne faut pas oublier que si la France est un modèle de démocratie, de laïcité, reconnue dans le monde entier, c'est parce que des hommes et des femmes se sont battus, à visage découvert pour défendre des valeurs qui sont celles de la République et qui sont inscrites dans la Constitution. Alors, plus que jamais, aujourdh'hui, nous devons poursuivre dans cette voie et afficher nos convictions, nos revendications pour défendre un modèle de société égalitaire et solidaire, seul rempart à la violence, à l'injustice, à la misère...

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Oui Sylauman, je trouve que c'est très bien dit. Je partage cette vision

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Si je suis intervenue, ce n'est pas par hasard, mais par expérience, j'ai voulu faire état de situations qui sont pratiquées
dont je suis encore témoin et qui ne parlent pas en faveur d'une lutte ouverte surtout sur le net

Rappelons que lorsque nous participons à des manifs organisées par nos syndicats, que nous soyons vus, photographiés, télévisés, reconnus, nous sommes protégés par nos syndicats qui ont lancés les mots d'ordre et les préavis de grève
si nous n'avons pas fauté au cours des manifs, si nous avons suivi des mots d'ordre syndicaux légaux, nous ne pouvons pas être sanctionnés
Rappelons également que la désobéissance civique ou citoyenne actuellement mise en place obéit à cette consigne: rédaction de lettre collective par l'ensemble des enseignants et non signées individuellement.
Rappelons en outre qu'un fonctionnaire ou agent de l'état, en active ou retraité lorsqu'il agit en dehors de son service et de son syndicat, ne doit s'exprimer qu'en tant que citoyen, et bien signifier que c'est en tant que citoyen qu'il le fait car il est interdit aux enseignants (et aux fonctionnaires) d’engager l’Éducation Nationale (ou leur ministère de tutelle) par leur prise de position en la liant à leur fonction. Et que les « fonctionnaires d’autorité » placés à un poste hiérarchique de leurs services, ne sont pas libres de leurs expressions dans la mesure où leurs propos personnels pourraient, du fait de leurs fonctions, être compris comme étant la position du service public qu’ils représentent.
Pour l'Education Nationale, les « fonctionnaires d’autorité » sont les Inspecteurs, les Principaux, les Proviseurs, qui sont effectivement tenus à une obligation de réserve sur certaines questions relevant de l’exercice de leur fonction (pour certains, leur droit de grève est par ailleurs restreint). Les fonctionnaires n’étant pas "fonctionnaire d’autorité", bénéficient de la même liberté d’expression que tout autre citoyen, à condition de ne pas engager, par exemple pour les enseignants, l’Éducation Nationale par leur prise de position. Par exemple, ils ne pouvent pas dire : "en tant que directeur (ou enseignant), je ne peux que dénoncer la décision d’expulser M. X", car cela pourrait signifier que l’Éducation Nationale est opposée à la décision en question. Par contre ils peuvent dire : "je suis directeur (ou enseignant) de telle école où un papa immigré risque l’expulsion. En tant que citoyen, je suis choqué par une telle mesure et je la dénonce."

Donc être prudent par rapport à toutes les paroles échangées ici comme ailleurs d'ailleurs. Par rapport aux mots d'ordre lancés, aux slogans choisis, aux motions lancées dès lors que nombre d'entre nous peuvent être fonctionnaires, agents d'Etat, actifs ou retraités.

Rappelons pour finir la mise en place de services explorant systématiquement les sites net
voir les notes:
http://blog.enseignant.over-blog.com/article-24910007.html
http://blog.enseignant.over-blog.com/article-25160972.html

Des raisons profondes pourraient m'amener à me désengager d'un mouvement qui ne prendrait pas en compte ces diverses considérations, je suis courageuse, toute ma vie d'engagement malgré les difficultés extrêmes l'a montré jusqu'à présent, mais je ne suis plus inconsciente ni inutilement téméraire.

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Lili,
Je pense que tu fais des remarques tout à fait légitimes concernant les différentes pressions qui peuvent être exercées à un moment ou un autre sur un citoyen. Beaucoup de choses détestables sont possibles.
Toutefois, je n'ai pas connaissance d'un fonctionnaire qui se serait vu soumis à des mesures inappropriées suite à sa participation à une grève ou une manifestation.
Comme tu le dis, dès lors que la chose est légale, no problemo.
Or, c'est précisément ce que garanti le cyberespace : nulle autorisation de manifester n'est exigée, aucun risque d'être dans la transgression.
En conséquence, à part, le risque de l'accès par un pirate aux e-mails des uns et des autres, je ne vois pas trop à quels risques les participants d'une cybermanifestation seraient exposés qui soient différents de ceux qui découlent de la participation à une manifestation classique.
Pourrais-tu donner des exemples précis de ce qui te semble devoir être craint ici ?
Merci d'avance
Luc-Laurent

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à part, le risque de l'accès par un pirate aux e-mails des uns et des autres, je ne vois pas trop à quels risques les participants d'une cybermanifestation seraient exposés qui soient différents de ceux qui découlent de la participation à une manifestation classique. Luc-Laurent Salvador


OK
y aura-t-il trace des IP sur ce site ou sur le futur site, traces qui pourraient devenir une liste piratable donc à prévenir contre le piratage?
lorsque des personnes viennent sur mes blogs par ex, je ne citerai pas la plateforme en question, mais elle me fournit toutes les IP de ceux qui se sont connectés
perso, j'en fais rien des IP des personnes qui se sont connectées, mais je ne suis pas sûre que tout un chacun n'en ferait rien

Toutefois, je n'ai pas connaissance d'un fonctionnaire qui se serait vu soumis à des mesures inappropriées suite à sa participation à une grève ou une manifestation. Luc-Laurent Salvador

Un exemple très ancien concernant des agents qui touchaient des indemnités kilométriques insuffisantes par rapport aux distances réelles parcourues, un mot d'ordre syndical local fut lancé: arrêter le véhicule au bout du nombre de kilomètres indemnisés et continuer le trajet à pied, or vu les trajets en question, aucune des personnes décidée à suivre ce mot d'ordre ne pouvait atteindre son poste en temps utile, c'était le but de l'action et la démonstration escomptée, MAIS ceci équivalait en fait à un "abandon de poste", faute professionnelle gravissime pour un enseignant, et pour éviter que les agents qui avaient l'intention de suivre effectivement ce mot d'ordre ne soient très lourdement sanctionnés, je crois me souvenir que le mot d'ordre avait été retiré très très rapidement.
C'est dans le but de faire comprendre ce qu'en tant que fonctionnaires par exemple il peut ou ne doit pas être fait, dès lors que les espaces sont publics et que n'importe quel observateur surtout autorisé par la loi (voir les deux liens indiqués dans ma réponse précédente) peut les examiner dans un but de surveillance
je cite "Quels seront les médias Internet surveillés ? Concrètement, tous les espaces d'expression sont ciblés par cette veille, notamment sur le Web: "les médias en ligne, les sites de syndicats, de partis politiques, les portails thématiques ou régionaux, les sites militants d'associations, de mouvements revendicatifs ou alternatifs, de leaders d'opinion." Sont également concernés les forums, les blogs, les pages personnelles, les réseaux sociaux, les appels et pétitions en ligne."
source: http://blog.enseignant.over-blog.com/article-24910007.html
prenez cela au sérieux

J'ai donné des précisions et des exemples sur ce que l'on pouvait faire et ne pouvait pas faire ou dire lorsqu'on est fonctionnaire ou agent de l'Etat, dans ma précédente réponse, je vais en reciter une partie ici, mais je demande qu'on relise l'ensemble de mon intervention précédente dans cette perspective et je souhaite que dans les actions, dans les mots d'ordre, dans les slogans et les expressions individuelles de chacun ici et sur le futur site, personne ne se mette en portafaux ou en défaut avec sa situation ou son statut, ou ne mette les autres en risque de l'être.

citation de ma précedente réponse:
"par exemple pour les enseignants, l’Éducation Nationale par leur prise de position. Par exemple, ils ne pouvent pas dire : "en tant que directeur (ou enseignant), je ne peux que dénoncer la décision d’expulser M. X", car cela pourrait signifier que l’Éducation Nationale est opposée à la décision en question. Par contre ils peuvent dire : "je suis directeur (ou enseignant) de telle école où un papa immigré risque l’expulsion. En tant que citoyen, je suis choqué par une telle mesure et je la dénonce."


Les transgressions risquent donc surtout sur un cyberespace de s'effectuer au niveau de nos écrits, déclarations, prises de position, faire bien attention de toujours parler en tant que citoyen, et non de par nos titres de fonction, bien peser les termes, un mot peut changer le sens (au point de vue légal ou juridique) d'une phrase ou d'une allégation, et c'est en quoi il faut veiller à être clair et prudent.

J'espère ainsi avoir été un peu plus claire dans mes explications

Je ne reprendrai pas ce qu'a écrit Morel, mais mon expérience quotidienne et mon vécu jusqu'à ce jour me mettent en accord profond avec tout ce qu'il a écrit plus haut, et que j'aurais pu écrire moi-même mot pour mot.

Luc-Laurent Salvador said:
Lili,
Je pense que tu fais des remarques tout à fait légitimes concernant les différentes pressions qui peuvent être exercées à un moment ou un autre sur un citoyen. Beaucoup de choses détestables sont possibles. Toutefois, je n'ai pas connaissance d'un fonctionnaire qui se serait vu soumis à des mesures inappropriées suite à sa participation à une grève ou une manifestation. Comme tu le dis, dès lors que la chose est légale, no problemo.
Or, c'est précisément ce que garanti le cyberespace : nulle autorisation de manifester n'est exigée, aucun risque d'être dans la transgression.
En conséquence,à part, le risque de l'accès par un pirate aux e-mails des uns et des autres, je ne vois pas trop à quels risques les participants d'une cybermanifestation seraient exposés qui soient différents de ceux qui découlent de la participation à une manifestation classique.
Pourrais-tu donner des exemples précis de ce qui te semble devoir être craint ici ?
Merci d'avance
Luc-Laurent

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Je suis tout à fait d'accord avec les principes de prudence et de "réserve" que chacun a à adopter. Cela me paraît du bon sens.
Mais je m'empresse de préciser que c'est important surtout pour le présent site où nous nous trouvons puisqu'il est d'expression libre. Seuls donc les membres de l'association utilisateurs de ce réseau social ning sont concernés par la question d'une éventuelle exposition à des risques de trangression de la loi (s'ils ne contrôlent pas suffisamment leur expression) et de surveillance inopportune.

Pour les utilisateurs du futur site de cybermanif, la question ne se pose même pas dès lors que l'ensemble des revendications portées par la cybermanif ne sont pas en contradiction avec la loi. Car le seul acte qui est accompli sur le site de cybermanifestation, c'est d'apporter son soutien à ces revendications. Si elles sont OK, tout est OK. Le petit grain de sel dont chacun dispose, c'est le slogan, qui sera "modéré", c'est-à-dire, filtré pour écarter tout ce qui pourrait être agressif, insultant, discriminatoire, etc. Donc no problemo.
Bref, j'y insiste, aucun risque de transgresser quoi que ce soit dans le cyberespace pour les participants de la cybermanif. Dès lors que l'accès aux e-mail est rendu impossible, il n'y a pas lieu d'entretenir la moindre inquiétude.

Concernant les adresses IP, elles ne présentent aucun espèce de risque pour la bonne raison qu'elles servent seulement à identifier la personne. Or, comme le principe de la cybermanif c'est que chacun se présente en tant que citoyen assumant sa parole, à visage découvert, les adresses IP sont tout simplement inutiles. Et comme la parole en question est soigneusement choisie et soutenue par tous, elle pourra être sereinement revendiquée par chacun.

Pour conclure donc, c'est pour le présent site cybermanif.ning que nous avons tous à veiller à une expression respectueuse des lois et des personnes, c'est-à-dire, idéalement, une expression non violente.
A priori, comme ce site n'est pas un lieu de discussion sur les questions socialement vives du moment mais seulement un lieu de construction d'un outil citoyen et démocratique, j'ai dans l'idée que nous n'aurons pas de difficultés à suivre cette ligne.
Pour ce qui est de la sécurité des e-mails, je n'ai pas connaissance de failles dans le système ning qui connaît un grand développement dans le monde et qui apparaît comme une des meilleures plateformes de "réseau social". Bref, je me sens plutôt confiant, mais je suis d'accord qu'il ne faut jamais pêcher par excès de confiance.
Je vais donc essayer d'avoir de l'information de ce côté, mais bien sûr, ceux qui ont les compétences pour faire avancer la réflexion sur ce plan sont bienvenus d'apporter leurs connaissances.

Enfin, merci à Lili et Morel pour avoir suscité cette réflexion qui me donne le sentiment d'avoir à présent les idées claires sur la question. J'espère que c'est un sentiment partagé.

Répondre à cela

Oui merci infiniment de tes précisions et je suis heureuse que : tu aies
"le sentiment d'avoir à présent les idées claires sur la question"

et en effet c'est sur ce site ici que nous avons à être vigilents envers ce que nous disons et comment nous le disons.


Luc-Laurent Salvador said:
Je suis tout à fait d'accord avec les principes de prudence et de "réserve" que chacun a à adopter. Cela me paraît du bon sens.
Mais je m'empresse de préciser que c'est important surtout pour le présent site où nous nous trouvons puisqu'il est d'expression libre. Seuls donc les membres de l'association utilisateurs de ce réseau social ning sont concernés par la question d'une éventuelle exposition à des risques de trangression de la loi (s'ils ne contrôlent pas suffisamment leur expression) et de surveillance inopportune.

Pour les utilisateurs du futur site de cybermanif, la question ne se pose même pas dès lors que l'ensemble des revendications portées par la cybermanif ne sont pas en contradiction avec la loi. Car le seul acte qui est accompli sur le site de cybermanifestation, c'est d'apporter son soutien à ces revendications. Si elles sont OK, tout est OK. Le petit grain de sel dont chacun dispose, c'est le slogan, qui sera "modéré", c'est-à-dire, filtré pour écarter tout ce qui pourrait être agressif, insultant, discriminatoire, etc. Donc no problemo.
Bref, j'y insiste, aucun risque de transgresser quoi que ce soit dans le cyberespace pour les participants de la cybermanif. Dès lors que l'accès aux e-mail est rendu impossible, il n'y a pas lieu d'entretenir la moindre inquiétude.

Concernant les adresses IP, elles ne présentent aucun espèce de risque pour la bonne raison qu'elles servent seulement à identifier la personne. Or, comme le principe de la cybermanif c'est que chacun se présente en tant que citoyen assumant sa parole, à visage découvert, les adresses IP sont tout simplement inutiles. Et comme la parole en question est soigneusement choisie et soutenue par tous, elle pourra être sereinement revendiquée par chacun.

Pour conclure donc, c'est pour le présent site cybermanif.ning que nous avons tous à veiller à une expression respectueuse des lois et des personnes, c'est-à-dire, idéalement, une expression non violente.
A priori, comme ce site n'est pas un lieu de discussion sur les questions socialement vives du moment mais seulement un lieu de construction d'un outil citoyen et démocratique, j'ai dans l'idée que nous n'aurons pas de difficultés à suivre cette ligne.
Pour ce qui est de la sécurité des e-mails, je n'ai pas connaissance de failles dans le système ning qui connaît un grand développement dans le monde et qui apparaît comme une des meilleures plateformes de "réseau social". Bref, je me sens plutôt confiant, mais je suis d'accord qu'il ne faut jamais pêcher par excès de confiance.
Je vais donc essayer d'avoir de l'information de ce côté, mais bien sûr, ceux qui ont les compétences pour faire avancer la réflexion sur ce plan sont bienvenus d'apporter leurs connaissances.

Enfin, merci à Lili et Morel pour avoir suscité cette réflexion qui me donne le sentiment d'avoir à présent les idées claires sur la question. J'espère que c'est un sentiment partagé.

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